Les origines du Shiatsu

Les racines du Shiatsu plongent dans l’histoire ancienne de l’Inde, considérée comme le berceau des pratiques corporelles visant l’harmonie du corps et de l’esprit.
Ces connaissances furent transmises par les moines bouddhistes, qui les diffusèrent peu à peu à travers l’Asie. En chemin vers la Chine, ces techniques prirent la forme du An-Mo et du Tui Na, des approches manuelles influencées par les philosophies taoïste et confucéenne.

C’est au Japon que le Shiatsu, fondé sur les principes de la Médecine Traditionnelle Chinoise, prit véritablement forme.
Le terme « Shiatsu » signifie littéralement « pression des doigts » (Shi = doigt, Atsu = pression). Il s’inscrit dans la longue lignée des thérapies manuelles orientales, aux côtés de l’acupuncture, de la moxibustion et de la pharmacopée, dont les fondements remontent à plus de deux millénaires.

 

De l’Anma au Shiatsu moderne

Avec le temps, les techniques chinoises furent adaptées au Japon sous le nom d’Anma, qui connut un véritable essor durant la période Edo (1603–1868).
En 1827, Shinsai Ota publia l’ouvrage Ampuku Zukai, dans lequel il décrivit pour la première fois des protocoles précis de pressions abdominales — ancêtres directs du Shiatsu actuel.

À partir de la Restauration Meiji (1868), l’introduction de la médecine occidentale relégua progressivement les méthodes manuelles traditionnelles au second plan.
Les approches préventives basées sur les pressions, étirements et vibrations furent supplantées par des pratiques plus curatives comme la chiropraxie ou l’ostéopathie.
L’Anma demeura alors une spécialité exercée principalement par des praticiens non-voyants, détenteurs d’un diplôme d’État.

En parallèle, une nouvelle forme de pratique vit le jour : le Shiatsu, dont les effets se distinguaient clairement des massages traditionnels grâce à l’usage spécifique des doigts et des paumes.

 

La reconnaissance du Shiatsu au Japon

Le mot Shiatsu apparut pour la première fois en 1939, dans le livre Shiatsu Ryōhō de Tenpeki Tamai.
Mais c’est Tokujiro Namikoshi qui donna au Shiatsu sa structure moderne : il ouvrit la première clinique dédiée en 1925, puis fonda en 1940 la première école de formation.
Sous sa direction, le Ministère japonais de la Santé reconnut officiellement le Shiatsu en 1955, en collaboration avec l’Association Japonaise de Shiatsu.

En 1957, le Ministère publia le manuel officiel Théorie et pratique du Shiatsu, qui définit cette discipline comme :

« Une méthode utilisant les doigts et les paumes des mains pour exercer des pressions sur des points précis, afin de corriger les déséquilibres du corps, de préserver la santé et d’améliorer certains troubles fonctionnels. »

En 1964, le Shiatsu obtint la reconnaissance officielle comme discipline indépendante du massage.

 

Le Shiatsu en Europe et en France

Le Shiatsu se diffusa ensuite à travers le monde. Dans les années 1970, plusieurs maîtres japonais — Yuichi Kawada, Tsugo Kagotani, Ryotan Tokuda, Hiroaki Izumo, ainsi que Toru Namikoshi, Shizuto Masunaga et Wataru Ohashi lors de stages — contribuèrent à introduire la pratique en France et en Europe.

Cette expansion donna naissance, en 1994, à la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel, structure chargée de promouvoir, encadrer et faire reconnaître la pratique dans l’Hexagone.

Origine du Shiatsu

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